Yasmina Khadra
Un humanisme inébranlable
Yasmina
Khadra
Si Cœur d'amande marque un tournant plus lumineux dans son écriture, Yasmina Khadra n'abandonne pas pour autant ses thématiques de prédilection.
En 2025, les éditions Mialet Barrault ont réédité Morituri, son roman policier sur la décennie noire algérienne, dans une version revue et corrigée. Le commissaire Brahim Llob, héros fatigué mais digne, y incarne la résilience d'un peuple pris au piège de la violence.
Interrogé sur son nouveau roman, l'écrivain expliquait à la radio suisse RTS en août 2024 : « J'ai écrit sur tant de violence, cette fois-ci, j'ai décidé d'emmener le lecteur là où il est possible d'aimer, de recouvrer sa part d'humanité ». Ce choix reflète une évolution profonde chez cet auteur qui a longtemps exploré les zones d'ombre de l'âme humaine.
À soixante-dix ans, il continue d'explorer l'humain dans toutes ses contradictions.
De la fureur des conflits à la douceur des relations humaines, son œuvre dessine un portrait complexe de nos sociétés.
Évoquant son parcours douloureux dans une école militaire dès l'âge de neuf ans, il confiait également : « Plus on surmonte les épreuves et plus on construit des fibres qui peuvent nous aider à rester solide, et à tenir debout quand les bourrasques arrivent ».
Dans un monde fragmenté par les divisions, Yasmina Khadra reste cette voix qui refuse la fatalité et continue d'écrire pour rappeler que la littérature peut être une arme contre l'oubli et l'indifférence.
À propos de l'auteur
Yasmina Khadra, pseudonyme de Mohammed Moulessehoul, est né en 1955 dans le Sahara algérien. Ancien commandant de l'armée algérienne pendant vingt-cinq ans, il s'est consacré à l'écriture après avoir quitté l'armée en 2000. Auteur d'une trentaine d'ouvrages traduits dans plus de cinquante langues, son style mêle violence et poésie pour explorer les conflits entre Orient et Occident et l'histoire tourmentée de l'Algérie.










