Kim Thúy
Une levée de boucliers... et des appuis
Kim
Thúy
Les propos de Kim Thúy suscitent une avalanche de réactions. Sur les réseaux sociaux, certains commentateurs l'accusent d'ingratitude envers le Québec qui l'a accueillie.
7 janvier 2026
Le chroniqueur Mathieu Bock-Côté, du Journal de Montréal, écrit qu'elle ne mérite pas de « cracher » sur le Québec. D'autres lui reprochent de ne pas comprendre les enjeux complexes de l'immigration ou de parler depuis une position privilégiée.
Pourtant, Kim Thúy reçoit aussi un soutien massif.
Lors de son passage à l'émission Tout le monde en parle le 22 septembre 2025, elle révèle que seulement 4 à 5 % des messages reçus étaient haineux, le reste exprimant du soutien.
Un collectif d'enfants de réfugiés cambodgiens, laotiens et vietnamiens, le Collectif Super Boat People, publie une lettre ouverte dans La Presse pour la défendre : « Kim Thúy parle d'une peine d'amour, on lui répond avec un procès d'intention. Elle dit se sentir mise à l'écart dans un climat social clivant, on la traite de privilégiée ingrate. »
L'auteur rappelle que lorsque les boat people sont arrivés en 1979-1980, le Québec était en pleine récession.
« La ville de Granby a quand même levé la main alors que plein d'usines fermaient », souligne-t-elle, contestant l'argument selon lequel la situation économique actuelle justifierait un durcissement du discours.
À propos de l'auteur
Kim Thúy est une écrivaine québécoise d'origine vietnamienne née à Saïgon en 1968. Arrivée au Québec comme réfugiée en 1979, elle a exercé plusieurs métiers avant de se consacrer à l'écriture. Lauréate du Prix du Gouverneur général 2010 pour son premier roman Ru, elle est l'autrice de plusieurs romans traduits dans 31 langues. Ses livres, qui explorent l'exil et l'identité, se sont vendus à plus de 850 000 exemplaires dans le monde








