Lydie Salvayre
Pas pleurer
Lydie
Salvayre
- Seuil
- 21 août 2014
- 268 pages
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Prix Goncourt > 2014
« Ma mère s'appelle Montserrat Monclus Arjona, un nom que je suis heureuse de faire vivre et de détourner pour un temps du néant auquel il était promis. Ce soir, je l'écoute remuer les cendres de sa jeunesse perdue et je vois son visage s'animer, comme si toute sa joie de vivre s'était ramassée en ces quelques jours de l'été 36, et comme si, pour elle, le cours du temps s'était arrêté le 13 août 1936. ».
Deux voix entrelacées.
Celle, révoltée, de Bernanos, témoin direct de la guerre civile espagnole, qui dénonce la terreur exercée par les Nationaux avec la bénédiction de l’Église contre « les mauvais pauvres ».
Celle, roborative, de Montse, mère de la narratrice et « mauvaise pauvre », qui a tout gommé de sa mémoire, hormis les jours enchantés de l’insurrection libertaire par laquelle s’ouvrit la guerre de 36 dans certaines régions d’Espagne, des jours qui comptèrent parmi les plus intenses de sa vie.
Deux paroles, deux visions qui résonnent étrangement avec notre présent et qui font apparaître l’art romanesque de Lydie Salvayre dans toute sa force, entre violence et légèreté, entre brutalité et finesse, porté par une prose tantôt impeccable, tantôt joyeusement malmenée.
Lydie Salvayre a obtenu le prix Hermès du Premier roman pour La Déclaration , le prix Novembre (aujourd’hui Prix Décembre) pour La Compagnie des Spectres et le prix François Billetdoux pour BW . Ses livres sont traduits dans une vingtaine de langues. Certains ont fait l’objet d’adaptations théâtrales.
À propos de l'auteure
Lydie Salvayre, née en 1946 de parents républicains espagnols exilés en France, est psychiatre de formation et romancière de vocation. Auteure d'une vingtaine d'œuvres, elle a reçu le prix Goncourt en 2014 pour Pas pleurer. Écrivant dans une langue française adoptée et magnifiée, elle explore l'exil, la mémoire et les aliénations sociales avec humour et indignation. Son dernier livre, Autoportrait à l'encre noire (Robert Laffont, 2025), est son autoportrait littéraire le plus intime.







