John-Antoine Nau
Une œuvre redécouverte
John-Antoine
Nau
John-Antoine Nau meurt le 17 mars 1918 à Tréboul, dans le Finistère, à l'âge de cinquante-sept ans. Sa tombe se trouve au cimetière marin de cette commune bretonne, dernière escale d'un perpétuel voyageur hanté par la mer.
Longtemps oublié, l'auteur du premier Goncourt connaît aujourd'hui une forme de redécouverte. Force ennemie a été réédité à plusieurs reprises, notamment par les éditions Grama en 1994 et L'Apprentie en 2022. Des études universitaires se penchent sur son œuvre audacieuse et visionnaire.
Dans sa préface de 1918, Lucien Descaves évoque l'enthousiasme de la jeune Académie Goncourt : « Ah ! que l'Académie Goncourt était belle, quand elle décerna pour la première fois son prix annuel à John Antoine Nau » (préface aux éditions Flammarion).
Il décrit les jurés comme étant « tout feu tout flamme », animés du « zèle des néophytes ».
Ce 21 décembre 1903 marquait le début d'une tradition littéraire qui perdure encore aujourd'hui.
Et son premier lauréat, cet écrivain-marin qui préférait la compagnie des goélands aux salons parisiens, reste l'incarnation parfaite de l'esprit d'indépendance et d'exigence artistique que les frères Goncourt auraient sans doute admiré.
À propos de l'auteur
John-Antoine Nau (1860-1918), de son vrai nom Eugène Torquet, est un poète et romancier symboliste américain d'expression française. Né à San Francisco, ancien marin devenu écrivain, il est le premier lauréat du prix Goncourt en 1903 pour son roman Force ennemie. Perpétuel voyageur épris de liberté, il a publié plusieurs recueils de poésie et romans avant de mourir en Bretagne en 1918, laissant une œuvre originale et audacieuse.








