Le prix Robert-Cliche du premier roman pour 2004 a été attribué à Reine-Aimée Côté, pour son roman Les Bruits, publié chez VLB.
L'histoire que raconte Les bruits fait partie de celles qui troublent et qui émeuvent. L'auteure dépeint l'enfer de Paul Lajoie et des êtres qui hantent sa vie : sa mère, Léa, son amour absolu, qui le laissait seul dans son enfance brisée pour aller rejoindre les bras d'inconnus, Marc-Éric, son demi-frère, muet et dépendant, qu'il détestait, l'Homme de peu de mots, son beau-père et, Cloé, fantasme de sa jeunesse devenue une danseuse de bar, qu'il finit par enlever et séquestrer pour se venger de sa propre mère (acte pour lequel il sera condamné à dix ans de prison).
Reine-Aimée Côté est née en Abitibi en 1948 et a enseigné à Alma, au Lac-Saint-Jean, où elle vit. Elle a publié un recueil de nouvelles, Le bal des miséreux (1996), et un recueil de poésie, Haillons de lune (1997), publiés aux Éditions JCL.
Le prix Robert-Cliche du premier roman a été créé en 1979 pour honorer la mémoire de l'avocat, juge et homme politique décédé en 1978. Le prix est décerné à l’auteur québécois d’un roman inédit d’au moins 150 pages.
L'an dernier, le prix a été décerné à Gilles Jobidon pour La route des petits matins, une oeuvre qui s’inspire du parcours initiatique d’un réfugié de culture sino-vietnamienne après la chute de Saigon. Entre autres personnages, on y trouve maître Wou, un maître de thé dont les enseignements sont illustrés de proverbes et de dictons qui puisent à une sagesse immémoriale très inspirante pour notre époque agitée.
En 2002, ce prix a été décerné à Mylène Gilbert-Dumas pour son roman historique Les Dames de Beauchêne, publié chez VLB éditeur.
Cet ouvrage raconte l'histoire de trois femmes de la Nouvelle-France qui vivent une succession d'aventures à l'époque de la guerre de Sept ans.