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«Allah n'est pas obligé»
Ahmadou Kourouma donne
un Renaudot au Seuil Ecarté par seulement une voix du Goncourt, Ahmadou Kourouma n'a pas tout perdu, loin de là. Il ramène à la maison et aux Editions du Seuil le prix Renaudot pour son roman «Allah n'est pas obligé», un des best-sellers de l'automne et l'un des titres prisés en cette saison des prix 2000. C'est l'histoire d'un enfant qui s'appelle Birahima. Il a dix ou douze ans et il joue au petit soldat avec une mitraillette. À travers ces yeux et son histoire, sont présentées les violences de la guerre en Ouganda. Comme le Goncourt, le Renaudot n'a pas été facile à décerner. Lui aussi il a été couronné par une seule voix (cinq contre quatre à Henri Bonnier et sa Madame)... au dixième tour. C'est la première fois au cours des quatre dernières années que le Renaudot échappe aux Éditions Grasset. La dernière sélection avant le choix définitif avait vu disparaître Jean-Pierre Milovanoff et son Auréline. Le même sort a aussi été réservé au best-seller de Camille Laurens, Dans ces bras-là. Avant Laurens, Frédéric Beigbeder avait aussi été victime du couperet des sages qui couronnent les hommes de plume. Son «99 francs» qui bouscule les palmarès autant que les milieux de la pub, a été écarté lors de la sélection du 9 octobre.
Ce ne sont donc ni les pulsions sexuelles de l'héroïne de Laurens, ni les coups de plume de l'enfant terrible des slogans publicitaire qui succéderont à Daniel Picouly et son Enfant Léopard, le Renaudot «repêché» de 1999. Picouly était passé d'un éditeur à l'autre, de Flammarion chez Grasset, donnant ainsi à ce dernier, au milieu d'un souffle de discorde, un troisième Renaudot consécutif.
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