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Texte intégral de la lettre des artistes contre les prix du Gouverneur général

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L'auteur Michel Tremblay L'auteur Michel Trembaly a été secoué par la lettre des artistes contre les prix du Gouverneur général, mais il a quand même accepté l'honneur qui lui a été décerné.
Malgré l'intervention des puristes contre tout
honneur «colonial» qui vient du Canada

Les artistes de scène
tiennent à leur prix

La fin de l'année sur la scène artistique québécoise a été marquée par une querelle sur fond de purisme patriotique, certains s'indignant que les Michel Tremblay, Ginette Reno et autres puissent oser accepter un honneur offert par la toute fédérale institution qu'est le Gouverneur général.

Quinze artistes, avec à leur tête les Yves Beauchemin, Pierre Falardeau et Armand Vaillancourt, ont rédigé une lettre commune publiée dans le Devoir du 29 octobre pour dénoncer les artistes québécois sur le point d'accepter les prix du Gouverneur général (cliquez ici pour le texte complet de la lettre).

Pourquoi?

- Parce que le Gouverneur général, en tant que chef des forces armées canadienne, détient la responsabilité suprême de l'envoi des troupes au Québec, durant la crise d'octobre 1970;
- parce que c'est un outil de récupération politique;
- parce que le Gouverneur général est une création coloniale britannique;
- parce que les artistes, en acceptant les honneurs qu'on leur adresse, cautionnent une institution décrépite et parasitaire, etc...

Pour les signataires, les artistes visés font preuve de naïveté en acceptant les prix.

L'auteur Michel Tremblay, l'un des six artistes honorés dans la catégorie des arts de la scène et également mis en nomination pour un prix littéraire, a avoué lors d'une entrevue exclusive accordée au journal Le Droit, avoir été secoué par cette sortie mais a aussi indiqué qu'il ne croyait pas avoir à faire de profession de foi indépendantiste à tous les coins de rue. Et il a lancé une invitation à la méfiance de ceux «qui interprètent tout avec une seule grille, avec une seule paire de lunettes (...) Moi, j'ai décidé de garder mes distances.»

Ginette Reno estime de son côté que ces artistes font fausse route, qu'il ne faudrait pas mêler la politique et les arts. «Après 40 ans, nous sommes fiers que le Canada nous récompense comme ça. C'est une fierté pour moi», a–t–elle dit, en entrevue à la Presse Canadienne.

Denise Filiatrault, flattée d'avoir été elle aussi sélectionnée, a renvoyé la balle dans le camp des signataires de la lettre en soulignant qu'il n'avait rien fait lorsque Gilles Vigneault avait accepté de recevoir le même honneur.

 


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