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Le tribunal tranche
Pas d'interdiction pour la suite des Misérables
LIVRESSE (13 septembre 2001) – Le Tribunal a tranché «en faveur» de Victor Hugo qui, à son avis, était un ardent opposant à toute forme de censure et souhaitait que ses ouvrages tombent dans le domaine public. Du même coup était donc rejetée comme irrecevable la requête de Pierre Hugo et des descendants du célèbre écrivain qui voulaient faire interdire la publication de «Cosette ou le temps des illusions», la suite du roman «Les Misérables» écrite par l'écrivain François Cérésa. Le Tribunal s'est largement inspiré des écrits et des volontés exprimés par Victor Hugo, au sujet de ses oeuvres, pour rendre sa décision. «L'écrivain, en tant qu'écrivain, n'a qu'un héritier, c'est l'héritier de l'esprit, c'est l'esprit humain, c'est le domaine public". Cette déclaration passée de Hugo a été reprise et citée par le Tribunal, à l'occasion du jugement. De plus, Hugo avait écrit dans son testament en 1884 qu'il léguait tout ce qui était écrit ou dessiné de sa main à la Bibliothèque nationale. La publication, le 3 mai dernier, de la suite des Misérables, avait semé la controverse en France. Le livre a été commandé par Plon à François Cérésa, écrivain et journaliste au Nouvel Observateur. Ce premier livre, qui sera suivi d'un deuxième sous le titre «Marius ou Le Fugitif», n'est toutefois pas la première suite des Misérables. Harper & Collins, aux États-Unis, ainsi que Lattès en France ont déjà publié des suites par le passé sans que cela soulève de controverse. Ce n'est pas non plus la première fois qu'une suite à un best-seller est écrite. Il y en aurait eu une quarantaine uniquement pour Les Trois Mousquetaires. Une suite au célèbre roman de Margaret Mitchell, Autant en emporte le vent, s'est révélée un succès de librairie dont la version française s'est vendue à un million d'exemplaires en France.
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