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Un grand plongeon dans la décadence romaine LIVRESSE (Mars 2001) – Véritable plongeon dans la décadence romnaine. Deux fois plus qu'une. Bernard Clavel, qui s'attache à son Rhône, sa «géographie sentimentale», et Cristina Rodriguez, qui a entrepris de se faire une place parmi les auteurs qui se penchent sur l'époque de l'empire romain, nous poussent dans un gouffre de violence et de dépravation. Brutus, le dernier roman de Clavel sorti des presses ce mois-ci, et dont l'histoire commence là ou l'auteur avait terminé Le Cavalier du Baïkal, sur les bords du Rhône, ouvre devant nous le chapitre violent de la persécution des Chrétiens par les Romains. Moi, Sporus, prêtre et putain, de Cristina Rodriguez, la nouvelle recrue de Calmann-Lévy, plonge sans gêne dans la Rome de Néron, au milieu de scènes de dépravation sexuelle. La Rome de la fin de cette époque est devenue une civilisation de «cul». Sporus est un obscur personnage parvenu jusqu'à nous entre autres par la plume de Flaubert. Il illustre à lui seul le glissement sexuel d'une Rome impériale aujourd'hui disparue. Les deux auteurs qui nous transportent ainsi en deux endroits différents du passé impérial de Rome ont par ailleurs un point en commun bien éloigné de cette civilisation qui s'est poussée elle-même dans son puits de désintégration. Ce point commun, c'est le Québec.
Bernard Clavel y a trouvé une épouse... et du papier jaune ligné pour écrire ses romans. Cristina Rodriguez y a trouvé un éditeur, JCL, qui a accepté de publier son premier roman, Les Mémoires de Caligula.
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