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Une expérience Internet du maître de l'horreur
Un nouveau Stephen King
«en ligne» à 1 $ la tranche

Si au moins 75 % de ceux qui téléchargeront la première tranche du roman en ligne The Plant prennent la peine de lui envoyer 1 $, Stephen King poursuivra la rédaction du texte à raison d'un chapitre par mois.
Sortez votre monnaie américaine. Pour 1 $ US, le maître de l'horreur, Stephen King, vous offre à compter d'aujourd'hui la première tranche de 5000 mots de son roman «The Plant», disponible uniquement à partir de son site web ( www.stephenking.com ).

LIVRESSE (24 juillet 2000) - Vous téléchargez le texte et vous payez... si ça vous tente. L'auteur publiera une deuxième tranche, le 21 août, si au moins 75 % de ceux qui se seront procurés le premier chapitre auront pris la peine d'expédier leur dollar.

Derrière l'horizon de cette expérience se cache une menace dont on entend déjà les premier échos. Cette fois ce ne sont pas les lecteurs qui frissonnent, mais plutôt les éditeurs de livres.

La menace n'est peut-être pas encore tangible, mais c'est un auteur de renommée planétaire qui brandit bien haut le spectre qui pourrait bientôt faire frémir les maisons d'édition d'Amérique et d'Europe.

Cette menace, c'est le livre numérique. Elle est alimentée autant par les initiatives littéraires de King que par la popularité grandissante des ordinateurs de poche genre Palm ou Windows CE. Aussi, toutes les semaines, une nouvelle maison d'édition «numérique» s'installe sur le web, attirée par les occasions d'affaires que laisse entrevoir cette nouvelle forme de diffusion.

Le maître de l'épouvante a vendu quelque 500,000 copies de son livre numérique Riding the Bullet, avec la complicité de la maison d'édition Simon & Schuster. Mais voilà qu'il tente cette fois l'expérience sans le concours de son éditeur, et encore moins des librairies. Il «négocie» directement avec ses lecteurs.

King a sorti des boules à mites une vieille histoire incomplète, «The Plant». C'est un scénario de plante vampire qui prend le contrôle d'une maison d'édition et offre le succès matériel en retour de sacrifices humains. Peut-on voir là une certaine prémonition ?

L'écrivain soutient qu'il n'y a pas d'intentions malicieuses dans son geste. Mais, sur le ton de l'humour, il lance à ses amis lecteurs l'invitation suivante: «My friends, we have a chance to become Big Publishing's worst nightmare». Un défi qui n'est toutefois pas gratuit. «Pay and the story rolls. Steal and the story folds», ajoute le maître.

Stephen King répond par ailleurs à l'avance aux inquiétudes de l'industrie littéraire. «Is This The End of Publishing?», se demande-t-il en terminant son petit laïus en ligne.

«Jamais pour l'amour de Dieu. J'aime mes éditeurs et j'aime aussi les livres. Sur ce point je suis conservateur. J'aime le goût de la colle. Mais si je peux offrir une avenue nouvelle aux auteurs moyens, aux auteurs littéraires ou tout simplement aux auteurs marginaux qui voient de l'avenir hors des sentiers battus, ça vaut le coup».

© 2000 Livresse.com

Un peu de traduction

The Plant
Fabrique, équipement, entreprise, plante, selon le sens. Dans le scénario de King, il s'agit d'une plante... vampire.

My friends, we have a chance to become Big Publishing's worst nightmare
Mes amis, voilà notre chance de devenir le pire cauchemar des pontes de l'édition.

Pay and the story rolls. Steal and the story folds.
Vous payez, j'écris. Vous payez pas, c'est fini.

Is This The End of Publishing?
Est-ce la fin de l'édition ?






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