Accueil


dans Livresse

AltaVista
 Chercher:
 
 

Web français
Tout le Web





Courrier
Éditeur:
editeur@livresse.com
Webmestre:
webmestre@livresse.com

*** Visitez notre Sponsor ! ***
Membre de ClickFR, Reseau francophone Paie-Par-Click

Guide-FAQ     Répertoire de sites     La Bibliothèque Livresse
 


L'histoire vraie qui a inspiré le dénouement de Moby Dick, d'Herman Melville.

Lire la recension

Moby Dick vs l'Essex:
le roman et le vrai naufrage

Le classique de la littérature mondiale, Moby Dick d'Herman Melville, soulève encore des débats, quelque 180 ans après les événements qui ont inspiré ce chef d'oeuvre à son auteur.

LIVRESSE (01 juillet 2000) - Il faut remonter au 20 novembre 1820 pour retourner aux racines de ce récits fictifs. Ce jour-là, le baleinier Essex est coulé par un cachalot, au large de la côte ouest de l'Amérique du Sud, à la hauteur de l'équateur.

Des vingt-et-un membres de l'équipage, huit seulement survécurent, dont le second Owen Chase et le mousse Thomas Nickerson qui furent retrouvés par un autre baleinier, le Dauphin, le 23 février 1821, après avoir dérivé sur quelque 4500 milles nautiques durant trois mois. Trente ans plus tard, cet épisode cauchemardesque inspirera le dénouement du roman de Melville.

«Mais là où le roman de Melville s'achève avec le naufrage du navire, commence à peine l'histoire véritable de l'Essex (...) le naufrage de l'Essex avait fourni à Melville bien plus que les derniers chapitres de l'un des plus grands romans américains», a écrit Nathaniel Philbrick, dans la préface de son livre «La véritable histoire de Moby Dick», publié chez JC Lattès et sorti en librairie cette année.

Malgré ce titre, il faut comprendre que Philbrick s'attarde à jeter un regard critique sur les événements dramatiques de 1820 et les leçons qui peuvent en être tirées. Il y est question entre autres de la vie à bord des baleiniers, du comportement des cachalots et d'anthropophagie. Les deux survivants du 23 février suçaient de la moelle d'os humains quand ils ont été retrouvés.

Si Philbrick s'intéresse d'abord aux faits réels, il en va autrement de John Steele Gordon qui, lui, s'attaque directement à la notoriété de l'oeuvre de Melville. Un roman surévalué et ennuyant, écrit-il dans l'édition en ligne du magazine American Heritage.

Une bonne histoire de marin, selon lui, mais aussi un long traité sur les baleines, qui nuit au déroulement du scénario, et un côté philosophique moralisateur qui le laisse insensible.

Moby Dick ne fut pas bien accueilli par la critique, ajoute-il, et fut un désastre financier. À son dire, le livre n'a commencé réellement à se vendre que 70 ans plus tard, autour des années 1920, lorsque les professeurs d'anglais commencèrent à en «imposer» la lecture à leurs élèves.

© Livresse.com


Hit-Parade


Commentaires et suggestions