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L'Encyclopédie de Werber
À saute-mouton entre le curieux et l'étrange
LIVRESSE (Décembre 2000) - Qu'il s'agisse de la mobilité sociale chez les Incas, de l'appétit funeste des mouches vertes, du shiatsu pour la lutte contre la constipation ou de l'utilité des transgresseurs dans l'établissement des règles de la société, l'écrivain et philosophe Bernard Werber suit un fil conducteur évident dans son Encyclopédie du Savoir relatif et absolu, celui de l'éveil de la curiosité chez ses lecteurs. En 1212, une croisade des enfants du Saint empire romain germanique devait mener ceux-ci en Terre sainte. Rendus à Marseille, deux Siciliens leur proposèrent de les conduire en bateau à Jérusalem, Mais ils les menèrent plutôt à Tunis, où ils furent tous vendus comme esclaves, à bon prix. L'histoire a sa niche parmi les sujets favoris de Werber. Et la fenêtre qui s'ouvre sur la croisade des enfants de 1212 exploite ce côté «irréel» qui fascine tant le lecteur... et probablement l'auteur lui-même. Par exemple, le français, en multipliant les synonymes et les mots à double sens, autorise des nuances très utiles en matière de diplomatie (...) Une langue contient non seulement une forme d'éducation, de culture, mais aussi des éléments constitutifs d'une société. Les choix de Werber sont éclectiques (N'est-ce pas là un mot à double sens pour conjuguer ensemble sélection et opportunisme ?) Et ici, celui de la langue saura plaire à Claude Hagège qui a fait de la protection des langues son cheval de bataille. Selon ce dernier, c'est une catastrophe que de voir disparaître les langues de la planète au rythme de vingt-cinq par années. À peine établies dans le sud de la France, les fourmis d'Argentine ont mené la guerre contre toutes les espèces autochtones... et les ont vaincues! Les insectes occupent aussi leur place dans cette encyclopédie meublée d'énigmes, de mystères et d'anecdotes surprenantes. Bien sûr, il aurait été surprenant de ne pas y retrouver la fourmi. Après tout, Werber est encore davantage connu aujourd'hui pour son célèbre roman «Les Fourmis», publié en 1991, et les autres roman qui ont suivi sur le même thème. Croire ou ne pas croire, cela n'a aucune importance. Seul compte le fait de se poser de plus en plus de questions. De tout ce qu'à pu écrire Bernard Werber, dans ce livre articulé autour du paradoxe, les quelques mots qui résument probablement le mieux ses états d'âmes et ceux qu'il aimerait bien susciter chez ses lecteurs sont ceux-là, sur le questionnement. Et sûrement que le prolifique auteur voudra dans un autre ouvrage leur trouver réponse (Y aurait-il, dans ces derniers mots, un double sens ?). © 2000 Livresse.com
Quatrième de couverture
Réunir tous les savoirs de son époque : telle a été l’ambition du professeur Edmond Wells. Mêlant science et spiritualité, physique quantique et recettes de cuisine, ce savant singulier et solitaire a accumulé tout au long de sa vie des informations étonnantes. Un seul point commun à tous ces textes : donner à réfléchir, « faire pétiller les neurones ».
Le professeur Edmond Wells était un homme plein d’humour qui accordait une grande importance à la notion de paradoxe. Mais de tous les paradoxes, le plus étonnant est certainement le statut même de ce personnage puisqu’il n’est, on le sait maintenant, que le fruit de l’imagination fertile de Bernard Werber !
À propos de l'auteur
Jouant avec les connaissances scientifiques et philosophiques, explorateur de mondes mystérieux et fascinants, aux frontières de la réalité, Bernard Werber s’est imposé, dès sa phénoménale saga des Fourmis (Les Fourmis, 1991 ; Le Jour des fourmis, 1992, prix des lectrices de Elle ; La Révolution des fourmis, 1996). En 1994, paraît Les Thanatonautes, suivi par L’Empire des anges en 2000. Entre-temps, Bernard Werber a écrit Le Livre du voyage (1997), Le Père de nos pères (1998) et le scénario de deux BD : Exit 1 (1999), Exit 2 (2000).
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