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Présentation de l'éditeur
À la défense des pornostars
Après le "SCUM manifesto" de Valérie Solanas et "Lâchez tout!" d'Annie Le Brun, qui défièrent, l'une le machisme, l'autre le féminisme, "Porno manifesto" secoue les idées reçues sur la pornographie. Ovidie se définit comme "une travailleuse du sexe". Elle récuse le discours misérabiliste qui enferme les actrices du hard dans un ghetto. Elle critique le "féminisme moderne" et ses "conquêtes", expliquant, par exemple, pourquoi elle ne prend pas la pilule, une façon de déresponsabiliser les hommes. Elle répond point par point aux adversaires de la pornographie, démonte leurs arguments, raille leur puritanisme, démolit le "porno chic", se démarque des femmes sulfureuses (Angot, Millet, Breillat). Comme pièces à l'appui, Ovidie fait le portrait de quelques illustres pornostars comme Bette Dodson, la "reine de la masturbation", ou Dorrie Lane, "vulvarévolutionnaire", s'explique sur son film "Lilith", s'entretient avec Coralie Trinh Thi, co-réalisatrice de "Baise-moi". Quatrième de couverture
«Je suis une femme qui fait des films porno»
« Je suis une "travailleuse du sexe", comme diraient mes consœurs américaines. Et cela, beaucoup de journalistes qui ont écrit des articles sur moi ou m'ont invitée sur des plateaux de télévision semblent l'avoir oublié. Les médias ont beaucoup parlé de mon "discours intellectuel", de ma démarche, parfois de mon féminisme, et trop souvent de mes études de philosophie. Comme s'ils s'étaient raccrochés à des choses rassurantes qui leur permettaient d'oublier ce qui les gênait vraiment et ce qu'ils ne parvenaient pas à comprendre : j'étais, je suis, une femme qui fait des films porno devant et derrière la caméra. » – Ovidie Avec plus de quarante longs métrages et deux réalisations, Ovidie est une des figures singulières de la pornographie française. À 21 ans, elle signe ici son premier livre.
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