|
|
|
|
|
|
|
|
| |||||||||||||
Présentation de l'éditeur
La violence avance sans culpabilité aucune
Dans un village du sud, un jeune homme retourne pour les vacances dans la ferme familiale. La famille, bizarrement, n'est constituée que d'hommes : le père, le grand-père et les deux autres fils. La seule figure féminine est celle d'une jeune adolescente, appelé La petite, qui s'acharne à répéter qu'il "va y avoir du malheur". Dans la chaleur de l'été, dans le non-dit familial, comme dans une sorte de tragédie grecque, tout va se nouer autour d'une piscine nouvellement creusée à la place du jardin du grand-père, incongrue dans ce monde voué au travail plutôt qu'aux vacances. En quelques journées denses, on va assister à la noyade du grand-père, balancé direct dans l'eau par le narrateur. Puis au meurtre du père, une soi-disant chute, par l'un des autres fils. Quant à La Petite, elle disparaîtra dans les dernières pages du livre... "J'importerai la jouissance, j'importerai la ville", dit à un moment le narrateur. Dans ce premier roman, qui reconstitue de façon saisissante le monde rural du sud (chaleur, fierté du travail, sueur authentique, silence et dissimulation, ), la violence avance sans culpabilité aucune, dans la volonté affirmée du plaisir. Meurtre des pères, parce qu'ils pourraient gâcher les vacances ? Pour savoir enfin si un noyé, ça flotte ? Parce que les journées sont de plomb ? L'eau du bain n'est pas un roman à intrigue, tout est dit d'emblée.
Reste l'exploration, acide, aux sens multiples, d'une confrontation de deux mondes que tout oppose. Et la figure de narrateur amoral, heureux d'être enfin orphelin, d'avoir coupé les liens de la transmission. Une sorte de roman familial, donc, mais au goût âpre et ironique. A propos de l'auteur
Né en 1969 à Nyons (Drôme), Pascal Morin est professeur de lettres dans un lycée de Sevran (93) et professeur de cinéma à la New York University, à Paris. L'Eau du bain est son premier roman.
|
|||||||||||||||