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Présentation de Livresse
Un bonheur étouffé par les conventions
L'Internet n'a pas encore aboli toutes les frontières. L'océan qui sépare toujours la France et le Québec est un obstacle que libraires et éditeurs ne parviennent pas encore à franchir en même temps. Après la biographie de Céline Dion, sortie le 31 octobre au Québec et attendu seulement le 24 janvier en France, c'est maintenant le dernier roman de Marie Laberge, qui vient de sortir dans les librairies québécoises et qui se fera attendre. L'inverse est aussi vrai. Beaucoup de roman français n'arrivent sur le marché québécois que trois ou quatre semaines après leur sortie en France. Cela étant dit, Le Goût du bonheur et son premier tome, Gabrielle, a déjà commencé à envahir les foyers québécois. Le dernier roman de Marie Laberge exploite un thème universel et toujours actuel, la gangue des conventions sociales et de la religion. «L'élégante Gabrielle a bien du mal à se soumettre au code strict de la société...». D'entrée de jeu, cette présentation de l'éditeur donne le ton à ce livre déjà voué au succès. L'histoire se déroule dans les années 1930, avant la Seconde Guerre mondiale, mais elle aurait tout aussi bien pu tirer ses racines du Québec des années 1960, qui entrait alors dans sa Révolution tranquille. Une «révolution» sociale surtout marquée par l'arrivée de l'Etat dans les domaines de l'éducation et de la santé alors dominés par l'establishment religieux.
Mais la société d'avant cette «révolution tranquille» n'était pas étouffée que par le poids des conventions de l'establishment religieux. Cette société reléguait la femme à son foyer et imposait aux hommes l'obéissance aux autorités qui lui offraient le travail lui permettant de subvenir aux besoins de sa famille.
© 2000 Livresse.com
Quatrième de couverture
Un bonheur étouffé par les conventions
Québec, 1930. Gabrielle est mariée avec Edward depuis bientôt dix ans. Entre la maison de l'île d'Orléans et celle de la Grande-Allée, elle mène une vie bien remplie, entourée de ses cinq enfants. De toute évidence, il s'agit d'un mariage heureux. Mais cette chose qui devrait être si simple fait pourtant froncer bien des sourcils dans l'entourage de Gabrielle. Décidément, le bonheur est suspect en cette époque où notre sainte mère l'Église nous dit que nous ne sommes pas sur terre pour être heureux mais pour accomplir notre devoir. L'élégante Gabrielle a bien du mal à se soumettre au code strict de la société bien sage et bien pensante. Et si c'était possible de changer le monde autrement que par la prière ? Dans ce premier volet de la grande trilogie romanesque intitulée «Le Goût du bonheur», Marie Laberge brosse une vaste fresque du Québec de l'avant-guerre. Fidèle à sa manière, elle nous fait partager le destin de personnages si vrais qu'ils semblent bondir de la page.
Grâce à une écriture qu'on dirait faite pour traduire les mouvements du coeur les plus subtils ou les plus inavouables, elle éclaire de l'intérieur une époque où, sous la gangue des conventions sociales et de la religion, les passions ne brûlaient pas avec moins de force qu'aujourd'hui.
À propos de l'auteur
Romancière et dramaturge, Marie Laberge édifie depuis vingt ans une oeuvre qui lui a valu une vaste audience aussi bien au Québec qu'en Europe. Le Goût du bonheur compte également deux romans à paraître : Adélaïde, en avril 2001, et Florent, en octobre 2001.
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