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Présentation Amazon.fr
A un degré proche de la perfection
Une histoire d'amour, quoi de plus banal ? Que dire de neuf, d'original, que d'autres n'auront pas dit cent fois avant vous ? Comment éviter l'impasse, le tristement classique ? Jean-Paul Enthoven ne cherche ni le neuf, ni l'original. Et tant qu'à faire classique, il en rajoute : dans l'épure, le cinglant, le mordant – l'ellipse stendhalienne, la cruauté racinienne. Une femme fatale, vénale, féroce et fragile. Un homme faible, à la fois riche et démuni : à la dérive. Une atmosphère à la Fitzgerald, des personnages un peu maladifs, un peu pervers. Mais des regards, des mots qui portent, qui font mal. Un univers de souffrance d'autant plus sombre qu'elle reste contenue. Rendre une histoire d'amour "intéressante" ? Mission impossible. Sauf à porter l'écriture et l'analyse, comme ici, à un degré proche de la perfection – réaliser à froid le découpage en fines lamelles bien saignantes d'un "cœur mis à nu".
On pense parfois à la plume désenchantée de Buzatti. C'est dire les qualités littéraires de cette implacable et miroitante Aurore. – Scarbo
Présentation de l'éditeur
Qui donc est cette femme aux cents visages?
«C'est dans un miroir que j'ai croisé le premier regard d'Aurore. Elle se tenait derrière moi. Nos regards purent ainsi s'attarder avec impudeur, l'un dans l'autre, sans que personne ne s'en avise. Il n'est pas indifférent que ce soit ce miroir qui nous ait, en quelque sorte, rapprochés. Pas indifférent, non plus, que son visage me soit parvenu alors que je lui tournais le dos. J'avais eu, tout de suite, l'impression que cette femme sortait de mon passé et, de ce fait, il me parut naturel de la reconnaître sans l'avoir jamais vue. Tout, dans ce qui s'ensuivit, se déduira de cet enchaînement. En amour, c'est toujours le passé qui donne des ordres...» Le narrateur, piégé par la beauté et le mystère d'Aurore, se lance à corps perdu dans cet amour sublime. Aurore se donne, fuit, louvoie, embrase la vie joyeuse... et disparaît. Qui donc est cette femme aux cents visages? Putain? Princesse polonaise? Femme damnée? Reine?
Le narrateur enquête sur lui-même, sur la beauté qu'il aimait, méduse au corps multiple, à l'âme fausse - et les mots seuls apaisent le sang blessé.
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