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Présentation de l'éditeur
Un passé oppressant à faire éclater
Le livre de Chloé Delaume est le récit d'une réminiscence. Il remonte le temps afin de faire voler en éclat un passé oppressant. Sa virulence a la puissance du cri. Vétitable leimotiv du roman, la métaphore du sablier se propage, se ramifie : elle dessine la figure centrale et traumatisante d'un père «sédimentaire» et d'une «enfant du limon». Ni pathos ni complaisance. Mais la tentative, à l'âge adulte, de répondre au questionnement d'un enfant, tentative rendue possible par une certaine douceur de l'ironie. Tout passe par le prisme d'une langue singulière, débordantes d'inventions. Le style est démesuré, tantôt lapidaire, tantôt abyssal. Les mots se bousculent, deviennent envahissant, contractant la phrase jusqu'à donner une impression d'une fusion. Dans ce chaos où leur nature et leur fonction se mélangent, s'inversent, ils révèlent comme un miroir le morcèlement de l'identité.
Le cri du sablier est avant tout une reconquête de la langu : un plaisir inattendu jaillit de mots le plus souvent douleureux, de leur détournement, de l'éouisement du sens de chacun.
A propos de l'auteur
Chloé Delaume est née à Paris en 1973. Elle a publié un premier roman, Les Moufettes d'Atropos, en 2000, aux éditions Farrago.
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