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Courrier
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Le Vatican: le plus petit Etat de la planète, mais aussi l'une des dernières monarchies absolues. Le 16 juillet 1999, Mgr Luigi Marinelli, un prélat de la curie romaine, est convoqué devant un tribunal du Vatican pour s'expliquer sur la publication anonyme d'un livre dont la rumeur lui attribue la paternité. Cet ouvrage, refusé par tous les éditeurs de la Péninsule, finalement publié par une petite maison anticléricale, serait l'émanation d'un groupe de hauts dignitaires du Vatican, «Les millénaires», qui aurait choisi de briser la loi du silence. Et si le Saint-Siège souhaite le voir retiré de la vente, c'est qu'il dénonce avec virulence la corruption morale et physique régnat dans le gouvernement de l'Église. La comparution de Mgr Marinelli propulse l'ouvrage en tête des best-sellers. «Ce livre est un bistouri plongé dans une plaie profonde» On ne sait toujours pas qui se cache derrière «Les millémnaires», même si l'on murmure qu'un cardinal en ferait partie. Ce qui est certain, c'est que pour la première fois, le voile a été levé, de l'intérieur, sur le très opaque gouvernement pontifical. Affairisme, carriérisme, homosexualité, franc-maçonnerie : le tableau que «Les millémnaires» brossent de la cour du Pape est effarent, le tout avec un luxe de détails qui trahit une connaissance approfondie des coulisses de la curie. Le Vatican serait-il aux mains d'une coterie de carriéristes sans foi ni loi ? Voire. Mais par-delà la mise à nu, souvent malicieuse, de la course aux postes, de la lutte de clans, des instruments de promotion accélérée, ce que «Les millémnaires» appellent de leurs voeux c'est un retour à la vcation première de l'Eglise, sa mission apostolique.
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