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Courrier
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Depuis la fin de l'URSS en 1991, la Russie est " l'homme malade " de l'Europe. Gangrené par les mafias et la corruption généralisée, ruiné par la mainmise de l'oligarchie politico-économique, le pays est au bord de l'abîme. Même la religion, dévoyée par trois quarts de siècle de communisme, semble impuissante à infléchir le cours des événements. Quant à l'Etat, il doit faire face sur tous les fronts : désastres écologiques, nucléaire incontrôlable, fuite des cerveaux, montée des sectes, émergence d'un néofascisme russe... Autant de menaces qui pèsent à la fois sur le pays, sur l'Europe et le monde. Faut-il donc désespérer de la Russie ? Non, affirment Hélène Blanc et Renata Lesnik, spécialistes reconnues du monde slave, car dans ce tableau terrifiant percent les signes d'une renaissance. Malgré la criminalité, l'obscurantisme, la misère, la Russie a conservé ses rêves de grandeur. Rêves que ses ressources naturelles, son potentiel économique et humain rendent possibles - peut-être plus tôt qu'on ne le pense. A l'heure où la page Eltsine est définitivement tournée, Le " Mal " russe propose, pour la première fois, le bilan complet d'un pays en crise, mais dont le réveil pourrait bien, une fois de plus, étonner le monde.
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