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De retour sur le Rhône
Clavel revient à sa «géographie sentimentale»
LIVRESSE (Mars 2001) – Dans son dernier livre, Clavel nous avait transporté de la noirceur des berges du grand lac Baïkal jusqu'à la rive de l'espoir, sur les eaux du Rhône. Aujourd'hui, il revient de nouveau à sa géographie sentimentale et nous ramène sur le Rhône. Nous sommes loin, cette fois, des grandes steppes de l'Asie, mais Bernard Clavel situe de nouveau l'action de ce roman attendu à l'époque de l'Empire romain. Et il ouvre une fenêtre sur la babarie dont sont victimes les Chrétiens. À peine a-t-il écrit le premier paragraphe de ce nouveau livre que le Rhône y coule déjà. L'aube se devine à peine. Un temps immobile sur ces terres vouées aux grands vents. Vents de mer chargés de sables et de sels, vents du nord : fleuve qui déferle sur le fleuve avant de malmener les arbres et les herbes de cette Camargue où les terres se mêlent à l'eau du Rhône et à celle du grand large. Des mots simples, des phrases courtes, des paragraphes qui s'enchaînent aussi vite que le scénario se déroule, Clavel a signé son style habituel dès la première page. Cet écrivain, fils de boulanger et qui écrit ses romans au stylo, sur du papier jaune ligné découvert au Canada, aime bien trouver le mot juste, le mot le plus simple possible. Alors, quand il se met à l'écriture, il a le nez constamment plongé dans son dictionnaire. Le nez plongé aussi dans l'époque romaine. Quatrième de couverture
Une épopée au temps des martyrs chrétiens.
Halée par une vingtaine d'hommes, une lourde barge remonte le Rhône. À son bord, un prisonnier : Brutus, farouche taureau camarguais. Ils vont monter jusqu'à Lugdunum. Orgueilleuse cité romaine, capitale des gaules. Là où l'on torture les Chrétiens. Vitalis, le patron de la barge, Blandine la jeune esclave,seront parmi les premiers jetés dans l'arène. Mais Brutus refuse d'être complice du mal. Avec le mousse qui porte en lui l'innocence et le courage, avec les compagnons du naute martyrisé, il va venger les Chrétiens victimes de la barbarie. Hommage au dieu-Rhône et au Dieu des Chrétiens, mélange de violence, de tolérance et d'amour, ce Brutus magnifique et puissant, est tout entier baigné d'une foi exemplaire : celle de ceux qui ne se renient pas.
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