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Drôle de famille
Invraisemblabe et ironique
Une histoire qui s'articule autour de l'invraisemblance et de l'ironie, des traits qu'on sait ne pas être étrangers à la plume de Besson. C'est aussi l'histoire d'une famille excentrique qui a valu à l'auteur le prix Renaudot 1995. Besson se fait donc moqueur et fantaisiste pour nous présenter la famille Braban. Une famille à l'aise de la banlieue parisienne. Le père fait dans les 80 ans, sa femme est trente ans plus jeune que lui, et il décide de lui faire un troisième enfant, parce que les deux premiers ne lui ont toujours pas donné une descendance.
Les Braban adopte aussi un jeune Thaïlandais, qui vire dans le criminel. Il violera madame et tentera de tuer monsieur, si bien qu'on le retrouve, au grand soulagement de tous, en prison.
Quatrième de couverture
Depuis que Benito était incarcéré...
«C'était le moment où la cité Karl-Marx, au loin, devient orange. Je rentrais en premier à la maison, surtout depuis que Benito était incarcéré à Fleury-Mérogis. Un jury d'assises l'avait condamné à cinq ans de réclusion. Nous aurions préféré plus, surtout maman. Dans ma chambre au premier étage - l'ancienne chambre de Benito, que nous avions récurée, désinfectée et fait bénir par un prêtre de Bobigny après l'arrestation de mon frère -, je retrouvais la nouvelle boîte de peinture que papa m'avait offerte pour Noël, quelques jouets de Bob et le nunchaku de Benito, la seule arme que nous avions réussi à sauver de la perquisition des gendarmes.
De ma fenêtre, j'apercevais notre cerisier, la rue Rouget-de-Lisle et le pavillon des Glozer. Le silence, en fin d'après-midi, avait quelque chose d'aérien et de pétillant qui rappelait le champagne qu'on boit aux repas de mariage ou d'anniversaire.»
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