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Présentation de Livresse
Tous unis dans la fin du monde
« Le seul moyen de savoir ce qui s’est passé dans le restaurant situé au 107e étage de la Tour Nord du World Trade Center, le 11 septembre 2001, entre 8 h 30 et 10 h 29, c’est de l’inventer. » Et c'est ce que fait, avec réalisme, Frédéric beigbeder. «Début septembre, tôt le matin, tout le monde est de mauvaise humeur : les vacances sont terminées, il faut tenir bon jusqu’à Thanksgiving. Le ciel est bleu mais personne n’en profite. Dans un instant, au Windows on the World, une grosse Portoricaine va se mettre à crier. Un cadre en costume cravate aura la bouche bée. « Oh my God. » Deux collègues de bureau resteront muets de stupéfaction. Un grand rouquin lâchera un « Holy shit! » Ainsi débute le premier chapitre de ce roman qui s'appuie sur un sujet qui a marqué et marque encore l'imaginaire, mais aussi la réalité, des Américains, comme des Européens ou des Arabes du monde musulman. Une onde de choc qui a ébranlé l'Occident mais qui aussi déferlé rappidement sur l'Orient. Beigbeder se promènera entre ce restaurant des tours du World Trade Center, et un autre restaurant, le Ciel de Paris, celui-là à la Tour Montparnasse. Dans les deux cas, protagoniste et écrivain verront défiler leur vie et leurs jours. Un parallèle osé. Mais avant ces promeandes, il y a la mort, pour tous : «Dans un instant, le temps deviendra élastique. Tous ces gens feront enfin connaissance. Dans un instant, ils seront tous cavaliers de l’Apocalypse, tous unis dans la Fin du Monde.» La mort est présente dès les premiers mots du premier chapitre : «Vous connaissez la fin : tout le monde meurt. Certes, la mort arrive à plein de gens, un jour ou l’autre. L’originalité de cette histoire, c’est qu’ils vont tous mourir en même temps et au même endroit.».
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