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Présentation de l'éditeur
Un remède appelé musique
La nuit de sa naissance dans un hôpital de Chicago, Moe Insanguine a perdu sa mère, Fernandina, et son grand-père, Don Sigismondo, un baron de la pègre. L'une est morte en lui donnant naissance ; l'autre a rendu l'âme en le nommant : « Moe... » Son père, Otello Insanguine, quitte alors l'Amérique pour l'Italie avec son fils. Dans une vaste propriété, Otello noie son désespoir dans l'alcool et mène la vie dure à Moe qui a une enfance solitaire et sauvage. A sept ans, l'enfant rencontre Paolo Durante, maître organiste qui lui révèle la musique et lui transmet son savoir. Moe a l'oreille absolue, il progresse à grands pas. Il lui semble qu'un air se cherche en lui, une curieuse composition scandée par les battements de son métronome. A mesure que progresse le récit, une évidence s'impose : toutes les rencontres, toutes les époques, tous les événements de la vie de Moe conspirent à la création de sa « Ballade ad vitam aeternam ». Des collines de son enfance au conservatoire, de Rome à Trieste, Moe poursuit ce but unique : faire advenir cette musique. Adolescent, il s'éprend d'une jeune fille qui inverse les paroles et les gestes : Anna Lisa. Au conservatoire, il fait la connaissance de Lazarus Jesurum, son ami, son double désœuvré.
D'Adriana de Virgilis, son autre amour, il apprend la science des moments suspendus. Peu à peu s'édifie l'œuvre musicale de Moe qui est comme l'écho de sa vie...
Chroniques et point de vue
Combien d'hommes sur cette Terre ont imaginé leurs derniers instants et tenté de réciter la phrase marquante qui les fera entrer dans l'histoire. "J'étais né en perdant ma mère et mon grand-père", dit Moe. Le grand-père de Moe Insanguine n'avait rien imaginé et pourtant, les trois lettres qu'il prononce au moment de mourir vont verrouiller les destins, remplir des espaces vides et en créer d'autres : le père de Moe tout d'abord, Otello, qui veut connaître le lieu où son père a caché sa passion coupable, Judith, et qui devra se satisfaire de ces trois lettres ridicules pour toute réponse. Et puis Moe lui-même, qui vient de naître et dont la mère meurt en couches, qui écope d'un prénom original. Commence alors pour lui une vie dure, violente, faite de combats et de solitude. Otello, pour oublier le dernier silence de son père et sa passion perdue, s'adonne à la boisson et passe le temps en pourchassant son fils. Le jeune Moe ne compte plus le nombre de fractures, blessures, écorchures que lui assénera son père. Perdu dans ce monde sans issue, il rencontre Paolo Luciano Durante, musicien, professeur, qui va lui ouvrir les portes de la musique et du monde. L'imagination de Yann Apperry est d'autant plus remarquable qu'elle s'associe, avec une harmonie presque parfaite, aux envolées flamboyantes de son style.
Diabolus in musica est une fresque peuplée de personnages fous de malheur, de musiques ou d'amour, une histoire de vie et de mort chantée dans une langue que l'on imagine couchée sur une partition. Ce livre vous laissera un petit air qui risque de trotter longtemps dans votre tête. - Hector Chavez pour Amazon.fr
À propos de l'auteur
Yann Apperry est né en 1972. Il a été pensionnaire à la Villa Médicis. Il écrit pour le théâtre et comme librettiste d'opéra. Il est l'auteur de Qui vive (Minuit, 1997) et de Paradoxe du ciel nocturne (Grasset, 1999).
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