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Marie Laberge

Marie Laberge : une trilogie qui est un immense succès de librairie au Québec.

Bibliothèque Livresse
Le Goût du bonheur - Gabrielle
Le Goût du bonheur - Adélaïde
Le Goût du bonheur - Florent
Sur le web
Courte biographie
Marie Laberge parle de droits d'auteurs
À lire
Marie Laberge domine le paysage littéraire québécois
Pour ses 50 ans, Marie Laberge nous donne le goût du bonheur
Le cadeau de ses 50 ans
L'auteure québécoise Marie Laberge nous donne le goût du bonheur

Pour souligner ses 50 ans, Marie Laberge a décidé de se faire un cadeau et de le partager avec ses lecteurs et lectrices: elle a enfin écrit la saga à laquelle elle rêvait depuis longtemps. C'est sous la forme d'une trilogie intitulée Le Goût du bonheur qu'elle prend forme, couvrant 50 ans de l'histoire du Québec à travers celle de la famille Miller, que le lecteur suivra du début des années 1930 jusque dans les années 1980.

Valérie Lessard
Journal Le Droit
Collaboration spéciale - Samedi 8 décembre 2000
«Je voulais que notre mémoire se ravive, explique Marie Laberge entre deux gorgées d'espresso et deux enregistrements de télévision. Si on ne connaît pas notre passé, comment peut-on savoir qui on est? Et la saga permet justement de sentir l'histoire et les événements de l'intérieur, par les personnages.»

«Entre savoir et sentir, il y a cette merveilleuse impression du savoir senti que j'ai ressenti adolescente en fermant Autant en emporte le vent et qui m'a donné l'envie irrésistible d'un jour écrire moi aussi une saga.

Parce qu'alors, on n'a pas besoin de savoir par cœur, on le sait dans nos cœurs», s'exclame-t-elle, toute heureuse d'avoir enfin trouvé les mots pour exprimer clairement ce que représente pour elle une saga.

Gabrielle, épouse aimante d'Edward Miller et mère de cinq enfants, est le personnage principal du premier tome, auquel elle donne d'ailleurs son nom. Au tournant des années 1930, elle célèbre ses 30 ans. Gabrielle fait partie de la petite bourgeoisie de Québec, elle est belle, amoureuse folle de son mari et prend bien soin de ses enfants et de ceux des autres.

Si elle se soumet aux règles strictes de l'Église, elle désobéit aussi à ses heures (elle ment par omission à son mari en rendant notamment visite à Florent et sa famille, atteints de tuberculose; contrecarre la famille, avec l'appui d'Edward cette fois, grâce aux premiers condoms et pilules; et s'intéresse au mouvement des suffragettes).

«J'aimais cette idée que sa désobéissance ait permis à Gabrielle d'avoir du bonheur, soutient Marie Laberge, les yeux pétillants de malice. J'avais besoin de ça, de ne pas réduire le bonheur à une peine capitale à venir. Que ces transgressions n'équivalent pas à un prix à payer en bout de ligne.»

«Et moi qui ai écrit tant de mères dures, pour ne pas dire cruelles, j'ai créé Gabrielle, une mère aimante, merveilleuse. Une femme qui se consacre au bonheur des siens au meilleur de ses capacités.»

Pour ma part, je trouve justement Gabrielle un peu trop parfaite et d'une naïveté franchement déconcertante. Cela n'enlève toutefois rien au plaisir de découvrir son univers et surtout ceux qui l'entourent.

Car comme dans toute saga qui se respecte, les personnages sont fort nombreux dans Le goût du bonheur: autour du couple Gabrielle-Edward gravitent non seulement leurs cinq enfants (Adélaïde, Béatrice, Fabien, Rose et Guillaume), mais les sœurs de Gabrielle (Germaine et Georgina), ses nièces (Isabelle et Reine) et les amis (Florent, le beau Nic, Paulette, Ted, etc.). En tout et partout, une vingtaine de personnages, chacun avec leur caractère plus ou moins fort, vont voir leur destin se lier, souvent de façon dramatique, au fil de l'histoire.

Marie Laberge profite du rythme lent de son écriture, calqué sur celui des années 1930 et de la dépression, pour bien les camper et permettre aux lecteurs de les cerner et de comprendre ce qu'ils sont afin de mieux apprécier leur rôle dans l'histoire. À ce chapitre, on ne peut que lever notre chapeau à l'auteure.

Les dernières 100 pages, alors que la guerre menace puis éclate, vont toutefois accélérer grandement le tempo de l'action. Marie Laberge entraîne tout le monde, personnages et lecteurs, dans un tourbillon, une tourmente qui nous laisse pantelants… et avides de lire les prochains tomes, Adélaïde (qui est, soit dit en passant, le personnage le plus vibrant, à mon avis, et de loin ma préférée), et Florent, dont les publications sont respectivement prévues pour avril et novembre prochains.

Un lancement peu ordinaire
Lors de notre rencontre, Marie Laberge se remettait à peine de l'excitation du lancement de Gabrielle, la veille au soir, à la Bibliothèque nationale de Montréal. Il faut dire qu'à sa demande, la maison d'édition Boréal avait organisé, le 30 novembre, un lancement sortant de l'ordinaire: quelque 400 lecteurs et lectrices, ayant pris part à un concours, ont pu célébrer avec l'auteure la parution du premier volet de sa trilogie et son 50e anniversaire (Marie Laberge a passé le cap de la cinquantaine, le 29 novembre).

Avec Jacques Godbout comme maître de cérémonie, les hommages de deux de ses meilleures amies, la metteure en scène Martine Beaulne et la comédienne Denise Gagnon (qui est aussi sa première lectrice), la présentation d'une vidéo traçant les grandes lignes de sa carrière, la cérémonie a laissé place aux rires et à l'émotion de retrouvailles attendues.

«Ça va me prendre trois ans pour me remettre de tout ça, raconte Mme Laberge, le regard brillant encore de la chaleur de cette soirée spéciale. Comme j'avais raté le Salon du livre de Montréal pour la première fois en 10 ans, parce que j'assistais à la première de ma pièce Oublier à la Comédie française, à Paris, je voulais absolument retrouver mes lecteurs, mes lectrices. J'étais tellement contente quand mon éditeur m'a dit oui, car un auteur n'est rien sans un lecteur de l'autre côté de la page…»

Ses fans ne se sont d'ailleurs pas fait prier et ont rapidement entonné un «Ma chère Marie, c'est à ton tour…» quand un énorme gâteau a fait son apparition sur la scène, au grand plaisir d'une Marie Laberge qui s'est mise à sautiller comme une enfant. Toujours aussi charmante, l'auteure a également voulu rendre hommage à ses lecteurs par la suite, en dédicaçant son nouveau livre et en prenant le temps de jaser avec eux pendant plus de trois heures.

«Je n'ai rien vu cocktail en tant que tel, si ce n'est l'essentiel: les gens qui étaient venus pour fêter Gabrielle avec moi. Qu'est-ce que j'aurais pu demander de plus? Je suis comblée», conclut-elle, dans un sourire qui ne semble pas prêt de s'effacer.









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