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Anna Gavalda

Anna Gavalda

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Je l'aimais
Sur le web
Anna Gavalda aux
Éditions Le Dilettante
La touche Gavalda
À lire
Entrevue avec l'auteur :
comme un conte de fées

Biographie : tout a commencé par une lettre d'amour
Entrevue avec l'auteure
Comme un conte de fées

Son entrée en littérature ressemble à un conte de fées ! Refusé par nombre d'éditeurs de la place de Paris, le premier recueil de nouvelles d'Anna Gavalda, Je voudrais que quelqu'un m'attende quelque part, finalement publié par Le Dilettante, crée la divine surprise en s'imposant au nez et à la barbe de nombre de best-sellers programmés.

Le bouche à oreille fonctionne, les critiques suivent, les ventes aussi. Résultat, quelques centaines de milliers d'exemplaires vendus et une cote d'amour exceptionnelle auprès d'un public conquis qui se reconnaît dans les histoires si bien narrées par Anna Gavalda.

Deux ans ont passé et la jeune femme revient avec Je l'aimais un premier roman fin et intelligent, généreux et réconfortant. Rencontre avec un écrivain qu'on aime...


Amazon.fr: Après le formidable succès de Je voudrais que quelqu'un m'attende quelque part, votre premier roman est attendu au tournant. Est-ce qu'il vous a fallu beaucoup de temps pour vous atteler à ce projet ? Comment appréhende-t-on la sortie d'un livre dans ces conditions ?
Anna Gavalda: « Pour écrire pour tous, il faut écrire pour soi », ce n'est pas moi qui le dit, c'est Marcel Proust. J'ai suivi son conseil, je me suis fait plaisir. Je n'ai pas pensé à la sortie du livre, ni aux critiques qui m'attendaient au tournant, j'ai juste essayé d'écrire le plus justement possible l'histoire qui me trottait dans la tête. Je me suis seulement dit qu'il fallait écrire quelque chose de très différent des nouvelles pour éviter le « c'était mieux avant »... L'écriture fut donc un moment de pur plaisir. Ensuite, au moment où le livre allait sortir, je me suis fait beaucoup de soucis mais pas à cause des critiques, à cause des lecteurs. J'avais (j'ai) peur de les décevoir... On verra bien... J'ai fait ce que j'ai pu....
Amazon.fr: Comment passe-t-on de l'écriture de nouvelles à la rédaction d'un roman ?
Anna Gavalda: Je ne vois pas de grande différence. Le roman, c'est comme une longue nouvelle. L'important, c'était que j'aime suffisamment mes personnages pour passer presque une année complète en leur compagnie. Ce qui fut le cas. Aujourd'hui encore, je les sens. Ils ne sont pas encore sortis de mon esprit. Ils sont toujours vivants.
Amazon.fr: Je l'aimais a-t-il nécessité un travail particulier ?
Anna Gavalda: Beaucoup de thé. Beaucoup de patience. Et une certaine âpreté probablement. C'est un livre auquel je tiens beaucoup. Je ne voulais pas le rater. Et comme toutes les histoires simples, c'était difficile à écrire. J'ai eu l'impression « d'écrire sur des œufs »...
Amazon.fr: Il semble que vous bénéficiiez d'une cote d'amour extraordinaire, car les lecteurs se reconnaissent dans vos histoires. Ils sentent que vous vous intéressez à eux et que vous les comprenez. Pour nourrir vos textes, vous observez beaucoup ?
Anna Gavalda: Oui, je ne fais que ça. je suis une spectatrice du monde et j'aime quand les gens me parlent d'eux. J'aime vraiment ça. Pas par curiosité, par amour de l'humanité. C'est pompeux mais c'est comme ça !!!
Amazon.fr: Dans Je l'aimais, vous semblez vous livrer davantage. Vous vous sentez proche de Pierre et Chloé ?
Anna Gavalda: De Pierre paradoxalement. C'est lui mon héros. C'est lui que j'aime. C'est son portrait que je voulais réussir. Chloé n'a de valeur que dans la mesure où elle lui permet de se confier enfin... Chloé est la bonne oreille mais c'est lui qui a le beau rôle.
Amazon.fr: Dans ce roman comme dans vos nouvelles, vous parvenez à restituer les émotions avec beaucoup de justesse, dans une écriture d'une grande limpidité. Comment écrivez-vous ?
Anna Gavalda: J'essaie d'écrire au plus juste et de faire entendre le son de ma voix. Cela peut sembler facile car ce sont des dialogues, mais ça m'a demandé beaucoup de travail. J'ai tellement travaillé ce texte que je pourrais fermer les yeux et le réciter par cœur.
Amazon.fr: Vos livres font la part belle aux enfants. Chloé tient encore debout pour et par ses filles. Pour vous, hors des enfants point de salut ?
Anna Gavalda: Je ne peux pas généraliser. Pour moi, hors de mes enfants point de salut. C'est vrai. Les enfants me font la vie belle.
Amazon.fr: . Les relations beau-père/belle-fille sont peu explorées dans le roman contemporain. D'où vous est venue l'idée de ce huis-clos et du personnage de Pierre ?
Anna Gavalda: Je ne sais pas. De certaines personnes de mon entourage, j'imagine. Mais c'est assez confus. Je voulais parler de ce lien très fort qui peut exister entre un homme et une femme qui ne seront jamais amants mais qui éprouvent l'un pour l'autre quelque chose qui ressemble à l'amour. Et puis j'aime frotter une génération à l'autre. On apprend beaucoup des plus jeunes comme des plus vieux.
Amazon.fr: Pourriez-vous nous parler des livres et des auteurs que vous aimez, qui vous ont influencée ?
Anna Gavalda: J'ai lu beaucoup de littérature américaine (ceux par exemple cités par Philippe Djian dans Ardoise de Djian), j'ai lu Philippe Djian, et puis beaucoup de bandes dessinées, beaucoup d'auteurs du XIXe siècle et Françoise Sagan et Romain Gary et Giono, et tant d'autres....
Amazon.fr: Quels sont vos projets ?
Anna Gavalda: Un roman plus gai, plus léger, avec beaucoup de personnages. Une sorte de Friends gaulois. Je sais qu'il y aura un jeune cuisinier et une fille qui dessine toute la journée et une grand-mère aveugle et une mère lamentable et un vieux chien plein d'arthrose... enfin plein de choses, quoi... ! J'y pense. Je laisse venir... Encore une fois, j'ai envie de me faire plaisir et de donner du plaisir aux gens qui lisent mes livres en allant au boulot...
Propos recueillis par Laurence Demurger, Amazon.fr






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