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Jean Echenoz

Jean Echenoz, auteur de Je m'en vais, un roman qui lui a valu le Goncourt, a été mis en nomination pour le prix littéraire 2002 de la Fondation Prince Pierre de Monaco.

Bibliothèque Livresse
Je m'en vais
Sur le web
Jean Echenoz, Prix Goncourt 1999
Rencontre avec Echenoz
À lire
Biographie : une plume trempée dans la culture de masse
Une plume trempée dans
la culture de masse

Né en 1947 à Orange, Jean Echenoz vit plusieurs années à Aix-en-Provence avant de poursuivre des études de sociologie à Paris.

Son premier roman Le Méridien de Greenwich (1979) met en exergue son esprit expérimental et son goût des constructions abstraites qu'il a hérités du Nouveau Roman mais tout l'univers de ses romans à venir est déjà en place : une humanité interlope et de gagne-petits, de vauriens fatigués et de détectives ringards, déambulant entre des quartiers populaires de Paris et une banlieue indéfinie et chaotique.

Cherokee (1983, prix Médicis) emprunte son titre à un célèbre morceau de jazz, et son intrigue compliquée au plus fameux des "polars", Le Faucon maltais. Mais de la grande geste policière, ce roman ne garde que le principe narratif et quelques poncifs dérisoires, tandis que le décor prend le pas sur l'histoire, explore les temps morts et les espaces intermédiaires qui tissent le vécu contemporain, s'attarde sur une multitude d'objets modernes d'apparence banale mais qui deviennent étranges ou drôles sous le regard ironique de l'auteur.

L'usage ambigu des formes narratives et des topo de la littérature de grande consommation est un des principaux ressorts de cette drôlerie, comme le confirme, dans L'Equipée malaise (1986), la référence aux romans exotiques de Joseph Conrad et dans Lac (1989, Grand prix du Roman de la Société des gens de Lettres 1990 et Prix européen de littérature) les emprunts au roman d'espionnage, dans le style de John Le Carré.

Piratant tous les vecteurs de la culture de masse, Jean Echenoz publie Nous trois (1992), description du tremblement de terre de Marseille, qui est une démonstration de l'influence que les voix collectives et anonymes ont sur notre perception des événements.

Suivront Les Grandes blondes, Prix Novembre 1995, et Un an en 1997. Cette même année il recevra le Grand Prix du roman de la Ville de Paris pour l'ensemble de son œuvre. En 1999, Jean Echenoz reçoit le Prix Goncourt pour son dernier roman Je m'en vais.

Avec Je m'en vais, l'écrivain retrouve ses thèmes de prédilection (la femme, la fuite, la fatalité) "pour les porter au sommet d'une virtuosité incandescente. Car le talent de Jean Echenoz est semblable à une allumette. Il peut, tout à la fois, brûler et illuminer".
(M.L. Delorme).

De livre en livre, depuis Le Méridien de Greenwich, le romancier s'est fait le cartographe de son temps, de ses séismes, de son imaginaire et de ses rêves, tout comme Flaubert qui reste pour lui un modèle absolu.

Les romans de Jean Echenoz partagent avec ceux de Flaubert la même obstination de la phrase parfaite, le goût des vertiges temporels, les secrets d'une construction savante et ludique qui met en jeu, derrière un récit manifeste, toute une architecture seconde de réseaux narratifs latents.

De même, comme chez Flaubert, son écriture fait coexister des registres très contrastés : sécheresse, ironie, générosité, humour...

Jean Echenoz vient de faire paraître Jérôme Lindon (octobre 2001), hommage au seul éditeur qui ait accepté son premier manuscrit mais surtout hommage à un homme de Lettres, à un ami décédé le 12 avril 2001.










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