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François Cheng

L'éternité n'est pas de trop, François Cheng
François Cheng a été mis en nomination pour le prix littéraire 2002 de la Fondation Prince Pierre de Monaco. Ci-dessus, son dernier roman, paru en janvier 2002.

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L'éternité n'est pas de trop
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Grand prix de la Francophonie 2001
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Biographie : partagé entre deux cultures
Partagé entre deux cultures

Né en 1929 à Nanchang en Chine centrale, sa scolarité est placée sous le signe de la guerre : de 1937, lorsque éclate la guerre avec le Japon, à 1945.

Après de longs mois d’exode à travers la Chine, il entreprend des études supérieures à Nankin et reçoit une bourse de deux ans pour étudier à l’étranger. Grand admirateur de la littérature française, notamment des œuvres de Romain Rolland et d’André Gide, il choisit Paris.

Pendant plus de dix ans il y mène une vie précaire avant d’intégrer l’Ecole pratique des hautes études en 1960, date à laquelle il commence aussi à publier en Chine des traductions de la poésie française moderne.

Marié en 1963 avec Micheline Benoît, il est naturalisé français en 1971, enseigne à l’université de Paris VII puis à l’Institut national des langues et civilisations orientales.

Paraît en 1977 son premier essai, L’Ecriture poétique chinoise, suivi en 1979 de Le Langage pictural chinois. En 1989, il publie ses premiers poèmes, De l’Arbre et du rocher, suivi en 1993 de Saisons à vie et en 1997 de 36 Poèmes d’amour.

En 1998, François Cheng est couronné par le Prix Femina pour son premier roman Le Dit de Tianyi.

Partagé entre deux cultures, l’écrivain tente, aussi bien dans ses poèmes que dans ses romans, d’opérer une symbiose entre l’Orient et l’Occident : « En ce sens, je suis un passeur, je fais passer en moi-même ces grands courants, j’essaie de réaliser cette symbiose qui obéit à une nécessité vitale, à une respiration de mon être ».

En ce sens, François Cheng apporte un vivant démenti à Kipling pour qui « l’Orient et l’Occident ne se rencontrent jamais ». Non seulement ils se rencontrent au travers de toute son œuvre, mais on dirait qu’ils s’attirent, se fascinent et tentent de s’apprivoiser, même à travers son écriture à la fois délicate et rugueuse, drôle et détachée, naïve et rouée.

Même sa poésie réunit les deux mondes : « Par-delà les mots, il y a la musique des vers qui est primordiale pour moi. Dans ma poésie, j’ai toujours tenté de réunir les grandes traditions de chant, chinoise et occidentale, l’une marquée par l’esprit du Chan (Zen), l’autre par sa nature orphique », comme le démontre son dernier recueil de poèmes, Double Chant (2000).

En novembre 2001, François Cheng fait paraître son premier album de calligraphie : Et le souffle devient signe. Depuis longtemps « la calligraphie est devenue une forme d’accomplissement de non être, une forme essentielle de création personnelle aux côtés de la poésie et du roman. »

En janvier 2002, il publie son deuxième roman, L’éternité n’est pas de trop, « une sorte de « Prince de Clèves » en palanquin, qui retentit de tous les grands récits d’amours absolues » (V. Landel).

Comme dans Le dit de Tianyi, L’Eternité n’est pas de trop conte l’histoire d’une passion entre un homme et une femme, passion miniaturisée par le tumulte des événements et transfigurée par le féminin, car « Ce qu’il y a de plus beau dans la création artistique c’est justement cette part féminine, cette musique qui n’en finit pas de chanter ».

François Cheng vient de recevoir le Grand Prix de la Francophonie de l'Académie française pour l'ensemble de son oeuvre.










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