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Marie-Claire Blais

Marie-Claire Blais
Marie-Claire Blais a été mise en nomination pour le prix littéraire 2002 de la Fondation Prince Pierre de Monaco.

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Dans la foudre et la lumière
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L'Ile - Marie-Claire Blais
Marie-Claire Blais (anglais)
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Biographie : une carrière qui n'a pas «oublié» son premier roman
Une carrière qui n'a pas «oublié» son premier roman

Née en 1939 à Québec, Marie-Claire Blais se fait connaître en 1959 par la publication d'un premier roman, La Belle Bête. Aussitôt remarquée, elle reçoit une bourse de la Fondation Guggenheim et, à partir de 1963, séjourne quelques années au Etats-Unis.

C'est là qu'elle écrit Une saison dans la vie d'Emmanuel (1965) qui lui vaudra le Prix Médicis en 1966. Dans Parcours d'un écrivain (1993), elle retracera certains épisodes de ses années en Nouvelle-Angleterre.

Les premiers récits de Marie-Claire Blais, La Belle Bête et Tête blanche (1960), tiennent à la fois du conte et de la poésie et évoquent, en une suite de figures archétypales, la cruauté des rapports entre adultes et enfants.

La violence et la sauvagerie de son premier roman (qui analyse avec une âpre lucidité les ressorts psychologiques d'une haine) resteront présentes dans à peu près tous ses livres et son théâtre, sans gratuité ni complaisance.

Un lyrisme très personnel permet à l'auteur de traverser le miroir des apparences et de révéler les monstruosités cachées. Une saison dans la vie d'Emmanuel multiplie les points de vue et décentre un récit où se côtoient le noir et le tendre, la souffrance et la rédemption, le tragique et l'humour. Dans cet univers à la fois naturaliste et onirique, même la mort prend des allures de surréalité.

La trilogie composée de Manuscrits de Pauline Archange (1968), Vivre ! Vivre ! (1969) et Les Apparences (1970) poursuit la dénonciation d'une société incapable de comprendre les jeunes insoumis, êtres de douceur et de révolte, que sont les personnages de Marie-Claire Blais.

Pauline Archange cherche dans l'écriture la seule voie possible pour apprivoiser la vie. Alors qu'Un joualonais, sa joualonie (1973) explore les particularismes langagiers et les variations de la langue québécoise dans le cadre d'une subtile transposition stylistique, Les Voyageurs sacrés, puis Une liaison parisienne (1975) déclinent, sur le mode lyrique ou réaliste, les tentations d'éternité d'errants en mal d'absolu : "L'Amour n'est-il pas le Dieu du temps perdu ?".

Un nouveau cycle romanesque commence avec Les Nuits de l'underground (1978), Le sourd dans la ville (1979) et Visions d'Anna (1982 : Prix de l'Académie française) scènes d'apocalypse, visions éphémères émergent d'un maelstrom de lieux, de personnages, de sensations. A partir d'une phrase souple aux tonalités multiples, le lecteur passe insensiblement d'une conscience à une autre, d'une voix à une autre, laissant entendre des accents d'une inaliénable solitude.

Le vertige né de la fréquentation des extrêmes se retrouve dans Pierre (1986) et dans l'Ange de la solitude (1989).

Son plus récent roman, Soifs (1995 ; Prix du Gouverneur Général en 1996), est une vaste fresque dans laquelle les voix des personnages, de jeunes intellectuels et artistes, s'entremêlent pour dire les malheurs de ce temps. Ecrit sans ponctuation, le roman aspire le lecteur et l'on finit totalement conquis par cette vertigineuse apnée littéraire.

Parallèlement à son œuvre de romancière, Marie-Claire Blais poursuit une carrière de poète - Pays voilés et Existences (1964), Œuvre poétique (1997) - et dramaturge - L'Exécution (1968), Sommeil d'hiver (1986), La nef des sorcières (1977), l'Ile (1988)...

Marie-Claire Blais domine depuis plus de 25 ans le paysage littéraire de son pays.

Quelques uns des romans de Marie-Claire Blais ont été adaptés pour le cinéma et la télévision, dont Une saison dans la vie d'Emmanuel réalisé par Claude Weisz en 1968 (Prix de la Quinzaine des jeunes réalisateurs), Le sourd dans la ville réalisé par Mireille Dansereau en 1987 (Prix Mostra au Festival de Venise) et L'Océan (téléthéâtre) réalisé par Jean Faucher et produit par Radio-Canada en 1971. De plus, la réalisatrice Paule Ballargeon travaille actuellement un projet d'adaptation cinématographique de l'œuvre Visions d'Anna.

Marie-Claire Blais a également scénarisé Le Journal en images froides (Radio-Canada) réalisé par James Dormeyer en 1977 et collaboré à la scénarisation du documentaire Tu as crié let met go (ONF) d'Anne-Claire Poirier en 1997.

Marie-Claire Blais vient de faire paraître, en mars 2002, Dans la foudre et la lumière.










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