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Frédéric Beigbeder

Frédéric Beigbeder

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99 francs
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L'affaire Frédéric Beigbeder
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À lire
L'auteur qui crache dans sa soupe
Le paradoxe à 99 francs
L'auteur qui crache dans sa soupe

Un petit roman. 99 francs. C'est le titre et le prix en même temps. Le livre a été lancé en août, en librairie et aussi en format numérique sur le web. Depuis, Beigbeder est devenu le mouton noir du milieu de la pub, mais aussi l'un des gros vendeurs de la rentrée littéraire de l'automne 2000. La maison d'édition Grasset & Fasquelle en a tiré 200,000 exemplaires.

Un paradoxe, ce livre qui crache sur le monde de la publicité, un monde qui a bien payé Beigbeder pendant une dizaine d'années. À ce point que les recherches sur le web mènent davantage vers Young & Rubicam, une maison de publicité pour laquelle il a travaillé, que vers ses livres. Mais l'auteur aime bien cracher dans la soupe et ce livre, comme son passage dans la pub, lui en met beaucoup dans les poches.

Et l'homme de plume n'en est pas à un paradoxe près. Celui qui vend des livres (deux romans chez Grasset et un recueil de nouvelles chez Gallimard) prend aussi la plume pour critiquer ceux des autres, à Rive droite, Rive gauche sur Paris-Première, au Masque et la Plume, sur France Inter, et à Voici.

Ce Parisien «branché et snobinard». mais aussi «à cent lieues de l'arrogance et de l'hypocrisie de ses personnages», comme le décrit Jean-François Sacré dans «Le Soir», en avait assez de traiter avec des annonceurs qui refusaient de croire que les gens puissent être autre chose que des cons.

La réaction a donné un best-seller. Et Beigbeder, champion de la pub, est devenu champion de la plume. Dans les deux cas, ce fut bon pour son compte en banque.

L'opération marketing qui a fait de «99 francs» un succès n'est pas terminée. Elle continuera dans la même veine. Puisqu'elle a marché la première fois, pourquoi pas la seconde ? Ou plutôt la troisième, puisque la version numérique se vend 69 francs et est titrée du même montant. Lorsque le livre sortira en format de poche, l'exemplaire se vendra 33 francs ( à peu près 6,50 $), et le titre, évidemment, sera «33 francs». Et le film, s'il y en a un, sera titré «49 francs», ce qui vaudra aussi pour le prix du billet d'entrée.

Beigbeder n'hésite pas à manger de cette soupe dans laquelle il crache si bien.

Hypocrite ? Cette accusation est trop facile. Profiteur ? Peut-être. Opportuniste ? Assurément. Mais il faudrait aussi ajouter qu'il est l'interprète d'un phénomène qui envahit nos vies autant que l'air qu'on respire. La publicité, pour ne pas dire la propagande.

Peut-être en fin de compte nous rendra-t-il moins perméables aux élans passionnés des publicitaires. Ce sera toujours ça de gagner.








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